Réquisitions du parquet dans le procès du RN
Le mardi 4 février, le parquet général a prononcé ses réquisitions dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du Front national. Les avocats généraux ont requis une peine de quatre ans de prison, dont trois avec sursis, ainsi qu’une inéligibilité de cinq ans pour Marine Le Pen. Ces réquisitions sont aussi sévères qu’en première instance, mais sans exécution immédiate de la peine.
Contrairement à la condamnation en première instance, il n’y aura pas d’exécution provisoire. La décision des juges est attendue d’ici l’été. Cependant, avant cette décision, les plaidoiries de la défense débuteront mercredi. Ces éléments rendent plus incertaines les ambitions présidentielles de Marine Le Pen.
Une candidature présidentielle compromise
Marine Le Pen sait que si elle est condamnée, cela pourrait bloquer sa candidature à la présidentielle de 2027. Même si elle décide de faire un pourvoi en cassation, le délai pour obtenir une décision serait trop long. La Cour de cassation a déjà prévu d’étudier cette affaire en janvier 2027, soit trois mois avant le premier tour. Cela serait trop tard pour changer de candidat si la condamnation devient définitive.
Le mardi soir, Marine Le Pen a confirmé qu’elle serait empêchée de se présenter si les réquisitions étaient suivies. Elle a toujours affirmé que, en cas de condamnation, elle laisserait la place à Jordan Bardella pour l’élection de 2027.
Réactions au sein du Rassemblement national
Au sein du RN, certains élus maintiennent encore un certain espoir. Ils soulignent que les réquisitions ne constituent pas une condamnation et attendent avec impatience les plaidoiries de la défense, prévues la semaine prochaine.
Pour l’instant, la direction du parti insiste sur le fait que les réquisitions ne préjugent pas du verdict final. La décision des juges est donc encore en suspens.
