Melania Trump a confié la réalisation de son documentaire à Brett Ratner, un réalisateur qui a été mis de côté à Hollywood après avoir été accusé de graves agressions sexuelles. Ce choix, considéré comme politique et polémique, suscite de nombreuses réactions.
Le contexte polémique autour de Brett Ratner
Les images montrant Melania Trump en action dans son intimité ont été imaginées par Brett Ratner. Ce réalisateur, aujourd’hui tombé en disgrâce, a été banni d’Hollywood depuis plusieurs années. En 2017, il a été victime du mouvement #MeToo, suite à plusieurs accusations d’agressions sexuelles et de harcèlements.
Une carrière marquée par le succès puis la controverse
Avant ces accusations, Brett Ratner était une figure respectée du cinéma. Il s’est fait connaître en 1998 avec le film Rush Hour, une comédie d’action avec Jackie Chan et Chris Tucker. Malgré des blagues jugées douteuses, le film a rencontré un énorme succès et a donné lieu à deux suites. Par la suite, il a enchaîné plusieurs grands succès, notamment Dragon Rouge (2002), X-Men : L’Affrontement final (2006), Le Casse de Central Park (2011) et Hercule (2014). Il a également été producteur exécutif de la série Prison Break.
Les accusations et l’exil international
En 2017, six femmes ont accusé Brett Ratner de comportements inacceptables. Olivia Munn, actrice, a raconté qu’il s’était masturbé devant elle lors du tournage de Coup d’éclat en 2004. Natasha Henstridge a aussi témoigné qu’il l’avait forcée à une fellation dans une soirée dans les années 1990. D’autres figurantes ont affirmé qu’il leur avait promis des rôles en échange de faveurs sexuelles.
Suite à ces accusations, Brett Ratner a nié tout comportement inapproprié. Il a choisi de s’exiler en Israël, où il s’est rapproché du Premier ministre Benjamin Netanyahou, participant à son discours à l’ONU en septembre 2023. Sur Instagram, il a partagé une photo de cet événement, obtenant la nationalité israélienne peu après.
Un retour progressif à Hollywood
Persona non grata dans l’industrie cinématographique, Ratner envisage néanmoins un retour avec le projet du quatrième volet de Rush Hour, sur lequel il travaille activement. En janvier 2025, Melania Trump lui a demandé de le filmer durant les 20 jours précédant l’investiture de son époux pour un second mandat. Après sept ans d’absence, il revient à la réalisation grâce à l’ancienne mannequin.
Les liens avec la galaxie Trump
Pourquoi Melania Trump a-t-elle choisi Brett Ratner ? Si aucune explication officielle n’a été fournie, des éléments laissent penser qu’il existe des connexions entre le réalisateur et l’entourage de la First Lady. Ratner est ami depuis plusieurs années avec Marc Beckman, agent et conseiller de Melania, qui est aussi proche de Donald Trump. Ce dernier a souvent exprimé son soutien à l’ancien président dans les médias conservateurs, notamment sur Fox News.
Une stratégie politique et culturelle
Depuis la réélection de Donald Trump en 2025, l’ancien président a lancé une offensive contre Hollywood, qu’il considère comme favorable au « wokisme ». Il a nommé certains soutiens comme ambassadeurs spéciaux et a encouragé la relance de franchises comme Rush Hour, avec Brett Ratner derrière la caméra. Ces choix semblent s’inscrire dans une volonté de s’opposer à la culture dominante à Hollywood, en utilisant l’image de Ratner comme symbole de cette démarche.
Implication dans l’affaire Epstein ?
Le jour de l’avant-première du documentaire Melania, le 29 janvier dernier, de nouvelles photos de Jeffrey Epstein ont été dévoilées par le ministère américain de la Justice. Sur l’une d’elles, Brett Ratner apparaît assis sur un canapé à côté de Jeffrey Epstein et de deux jeunes femmes dont l’identité reste inconnue. Le réalisateur a rapidement nié tout lien personnel avec Epstein, expliquant qu’il avait été simplement présent lors d’un événement il y a une vingtaine d’années.
Donald Trump, lui aussi cité dans cette affaire, affirme ne pas avoir été au courant du système de recrutement de jeunes filles mis en place par Epstein. La justice continue d’enquêter sur ces liens et ces responsabilités.
