Procès en appel du RN : Marine Le Pen réagit
Lors du procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN), le parquet général de la Cour d’appel de Paris a requis, mardi 3 février, une peine de cinq ans d’inéligibilité et une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont un ferme, à l’encontre de Marine Le Pen. La demande ne prévoit pas d’application immédiate de la peine d’inéligibilité.
Marine Le Pen, qui est la présidente du groupe RN à l’Assemblée, a déclaré à BFMTV qu’elle estimait que « le parquet général est dans la droite ligne du parquet en première instance ». Elle avait auparavant affirmé que ses déclarations lors des réquisitions en première instance représentaient « ma mort politique ».
Réquisitions et réactions
En plus de Marine Le Pen, d’autres personnalités politiques ont été visées par des demandes de peines. Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a été requis pour 18 mois de prison avec sursis, une amende et trois ans d’inéligibilité. Des peines similaires ont été demandées pour Julien Odoul, Bruno Gollnisch, Nicolas Bay, Fernand Le Rachinel et Wallerand de Saint-Just.
Décision à venir
La cour d’appel doit rendre sa décision d’ici l’été 2026. La sentence pourrait confirmer ou infirmer les réquisitions du parquet. Marine Le Pen a indiqué qu’elle ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de 2027 si sa peine était confirmée en appel.
En première instance, le tribunal correctionnel avait condamné Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes, et à une amende de 100 000 euros. Elle avait également été condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
