De nouveaux noms apparaissent dans les documents récemment rendus publics par le département américain de la Justice, dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein. Parmi eux, celui de Jack Lang, ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe. La fille de Jack Lang, Caroline, a également été mentionnée comme ayant entretenu des liens avec Jeffrey Epstein. Ces archives relancent l’attention médiatique sur les relations de certaines figures publiques avec le financier américain, décédé en prison en 2019.
Dans une déclaration transmise à l’AFP, Jack Lang a souhaité réagir publiquement. Âgé de 86 ans, il confirme avoir eu des liens avec Jeffrey Epstein. Cependant, il affirme qu’à l’époque, aucun élément ne permettait de suspecter les crimes dont Epstein s’est rendu coupable.
Une relation ancienne nouée par l’intermédiaire de Woody Allen
Jack Lang explique avoir rencontré Jeffrey Epstein il y a une quinzaine d’années, grâce au réalisateur américain Woody Allen. Il précise que Jeffrey Epstein, à cette époque, était un « volontier mécène, fréquentant le tout Paris ». Il décrit Epstein comme un homme « séduisant par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle ».
L’ancien ministre évoque aussi la « gentillesse » dont Epstein aurait fait preuve lors d’un moment personnel difficile, notamment à l’occasion de la disparition de sa fille, Valérie. Il insiste néanmoins sur le fait qu’il ignorait totalement les activités criminelles du financier américain lors de leurs échanges. Jack Lang indique avoir été « profondément heurté » par la révélation des véritables agissements d’Epstein.
« J’assume pleinement les liens que j’ai pu créer » : Jack Lang répond clairement sur sa relation avec Jeffrey Epstein
Dans ce contexte, Jack Lang assume explicitement ses relations passées avec Jeffrey Epstein. Il déclare : « J’assume pleinement les liens que j’ai pu créer, à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait faire partie d’un réseau criminel. »
Il ajoute également : « Si j’en avais été informé, j’aurais stoppé tout net mes relations avec lui. »
Enfin, l’ancien ministre rappelle ses valeurs personnelles. Il affirme que « les valeurs humaines qui m’habitent, telles que la dignité et la probité, celles qui ont construit ma vie d’homme et de citoyen, sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses ». Jack Lang conclut en indiquant que « ses pensées iront toujours aux victimes, nombreuses, de tels agissements ».
