Affaire Epstein : Les accusations contre Jack Lang
Jack Lang, ancien ministre de la Culture, continue de se défendre dans les médias. Ses liens avec le milliardaire Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019, refont surface. Il affirme ne pas avoir eu connaissance des actes criminels d’Epstein. Cependant, cette version des faits est contestée par certains politiciens.
Jean-Philippe Tanguy, député RN, accuse Jack Lang de mentir. Sur RMC, il affirme que l’ancien ministre est protégé par le système depuis plus de 20 ans. Il dénonce également la présence du nom de Lang dans des dossiers liés à Epstein.
Les réactions de Jack Lang
Lors d’une interview, Jack Lang a déclaré qu’il était « sans doute un pauvre naïf » et qu’il ne demandait pas « leur extrait de naissance » ou « leur casier judiciaire » aux personnes qu’il rencontrait. Il a affirmé ne pas envisager de démissionner de la présidence de l’Institut du monde arabe, qu’il dirige depuis 13 ans.
Concernant la présence de son nom dans les statuts d’un fonds offshore créé par Epstein en 2016, d’un montant de 1,4 million d’euros, Lang s’est dit « stupéfait » et a qualifié la situation de « culot ». Il explique que sa fille Caroline a voulu acheter des œuvres d’art, ce qu’il considère comme une « naïveté confondante ». Il insiste : « Pas un centime n’est venu dans ma poche, ni dans celle de Caroline. »
Les accusations et confessions
Jean-Philippe Tanguy affirme que Jack Lang ment. Selon lui, Epstein a été condamné en 2008 pour sollicitation de prostituées mineures, à 18 mois de prison. Or, Lang aurait fréquenté Epstein après cette condamnation. Le député souligne qu’il est ridicule de prétendre que Lang ignorait tout de ses activités.
Le député de la Somme ajoute que cette affaire doit être examinée sérieusement, même s’il ne souhaite pas condamner Lang lui-même. Il critique aussi la démission de la fille de Lang, Caroline, qui a quitté un syndicat de producteurs de cinéma, en estimant qu’elle a plus de dignité que son père.
Protection et compétences
Selon Jean-Philippe Tanguy, Jack Lang est protégé par le système depuis deux décennies, et il aurait rendu beaucoup de services au ministère de la Culture. Il dénonce le fait qu’il résiste à tous les régimes et à tout le monde.
De son côté, Jack Lang a décrit Jeffrey Epstein comme un homme « passionné d’art, charmant ». Il affirme que dès que la nature criminelle de Epstein a été révélée, toutes ses relations ont été coupées.
Présence dans les statuts d’un fonds offshore
En ce qui concerne la mention de son nom dans un fonds offshore créé par Epstein en 2016, Lang indique avoir été « stupéfait » par cette découverte. Il attribue cette situation à la naïveté de sa fille, qui aurait voulu acheter des œuvres d’art. Il insiste : « Aucun argent n’a été versé dans ma poche ou celle de Caroline. »
Admissions et ambiguïtés
Jack Lang a reconnu avoir sollicité Epstein pour un montant de 57 897 dollars, destinés à une association pour un film sur les années Lang-Mitterrand. Il justifie cette démarche en affirmant que solliciter un mécène n’est pas un délit. Il évoque aussi un « coup de main » d’Epstein pour un film sur sa fille décédée, Valérie.
Concernant un courriel daté de 2018, où il évoque des enfants et de « nouvelles sexualités », il parle d’un probable projet de film dont il n’a « pas souvenir ». Il admet toutefois que cette demande peut avoir été une erreur.
Une tribune controversée
Enfin, sur une tribune de 1977 où il défendait des relations sexuelles avec des mineurs, Jack Lang admet avoir « peut-être fait une bêtise ». Il précise cependant n’avoir été « pas seul » dans cette démarche, citant Sartre et Foucault. Il affirme n’avoir « aucun regret » d’avoir connu Epstein, qu’il percevait comme un amateur d’art.
