Une promesse de campagne audacieuse
Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris et candidate des Républicains lors des prochaines élections municipales, affirme qu’elle peut rendre la capitale « propre » en seulement une semaine si elle est élue en mars.
Lors d’un passage sur BFMTV, elle a expliqué que la situation à Paris est de plus en plus insalubre, avec certains quartiers particulièrement dégradés. Selon elle, la clé pour améliorer la propreté de la ville réside dans une meilleure organisation.
Privatiser la collecte des déchets
Rachida Dati propose de privatiser entièrement le ramassage des déchets à Paris. Elle considère que ce n’est pas aux maires de gérer cette tâche, qui devrait être confiée à des entreprises privées.
Actuellement, la moitié des quartiers parisiens voit la collecte assurée par des services municipaux, tandis que l’autre moitié fait appel à des sociétés privées. Ce système date de 1986, sous l’ère du maire Jacques Chirac.
Pour mettre en œuvre cette privatisation totale, il faudrait adopter cette mesure lors du Conseil de Paris. La candidate a d’ailleurs participé en novembre dernier à une visite d’éboueurs de la société Derichebourg pour soutenir cette idée.
Un processus complexe et long
La privatisation complète du service de collecte nécessiterait plusieurs étapes. Après un vote favorable du Conseil de Paris, un appel d’offres serait lancé pour sélectionner les entreprises privées. Ces démarches prennent généralement plusieurs mois, en raison des procédures encadrées par le code des marchés publics.
En parallèle, il faudrait également trouver de nouveaux postes pour les 5 035 éboueurs de la ville, qui font partie d’un corps particulier de fonctionnaires, comme le rappelle la Cour des comptes.
Les enjeux et les risques
Une telle privatisation pourrait entraîner des grèves. La dernière en date, en novembre dernier, concernait des revendications salariales de certains éboueurs.
De plus, la transition pourrait provoquer des tensions sociales ou des résistances de la part des agents municipaux. La question de leur reclassement ou de leur reconversion reste un défi à relever.
