Procès en appel des assistants parlementaires : Marine Le Pen défend sa « bonne foi »
Mercredi, Marine Le Pen a été longuement interrogée lors du procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires européens du Front National. Elle a passé au total 11 heures à la barre, répondant aux questions des magistrats.
Contrairement au premier procès, ses échanges avec la cour se sont déroulés sans éclats de voix. Cependant, les juges n’ont pas laissé passer certains éléments qui pourraient être compromettants pour elle ou son parti. Marine Le Pen a maintenu sa position, insistant sur sa « bonne foi ». Elle a évoqué sa volonté de se défendre tout en réaffirmant son innocence.
Une défense centrée sur la remise en question de la responsabilité
Après plusieurs heures d’interrogatoire, c’est la dernière question de la présidente de la cour qui a permis à Marine Le Pen de résumer sa stratégie de défense. Elle a reconnu que certains assistants parlementaires, rémunérés par Bruxelles, avaient pu travailler pour le parti, mais de manière « résiduelle ».
Elle a expliqué qu’elle ne pensait pas que ces assistants aient agi volontairement ou en connaissance de cause, et qu’ils n’étaient pas conscients de commettre un délit. Marine Le Pen a également nié toute organisation systématique sur ce sujet, même si cette pratique aurait été mise en place par son père, Jean-Marie Le Pen.
“Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”
Cette déclaration semble viser à éviter une peine d’inéligibilité, en laissant entendre qu’elle aurait agi différemment si c’était à refaire. Tout au long de l’audience, elle a été mise en difficulté par les juges, qui ont apporté de nombreux éléments à l’appui de leur argumentation.
En fin de journée, une Marine Le Pen fatiguée mais soulagée a confié qu’elle avait pu s’exprimer dans un cadre plus calme et plus « normal », comparé à l’ambiance électrique du premier procès.
