Mathilde Panot évite de qualifier Nicolás Maduro de « dictateur »
Lors du Face-à-Face diffusé sur BFM-RMC ce mardi 6 janvier, Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, a refusé de se prononcer sur la qualification du président vénézuélien, Nicolàs Maduro, en tant que « dictateur ».
Lors de l’émission, elle a déclaré : « Je n’ai pas envie de répondre à cette question ». Elle a ensuite ajouté : « Si c’est la question des dictateurs, pourquoi les États-Unis n’interviennent-ils pas en Arabie Saoudite ou ailleurs ? ».
Elle a expliqué son positionnement : « Je ne répondrai pas à cette question et je vais vous expliquer pourquoi. Nous ne prenons pas comme modèle, et d’ailleurs, nous n’adoptons aucun modèle extérieur puisque nous inventons notre propre manière de fonctionner à La France Insoumise ».
Ce parti est souvent accusé d’être favorable à Nicolàs Maduro. En 2013, Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, avait évoqué le président vénézuélien comme une « source d’inspiration ».
Une réponse hésitante sur la continuité entre Chavez et Maduro
Le président vénézuélien a été récemment capturé par les États-Unis à Caracas. Il succède à Hugo Chavez, qui l’avait désigné comme son digne héritier. La question de savoir si Maduro représente une continuité du régime de Chavez a été posée à Mathilde Panot.
Elle a répondu : « Plutôt non, ça dépend comment on voit les choses ». Elle a aussi critiqué ceux qui, selon elle, tentent d’expliquer que l’intervention étrangère au Venezuela serait une démarche démocratique, en évoquant « les atlantismes béats ».
Denonciation de l’ingérence américaine
Mathilde Panot a également dénoncé l’intervention militaire américaine qui a permis l’exfiltration de Nicolàs Maduro. Elle a accusé les États-Unis de vouloir « voler » et « piller » les ressources pétrolières du Venezuela.
Elle a affirmé que « le peuple vénézuélien a le droit de choisir lui-même son avenir » et que ce n’était pas à une puissance étrangère de décider pour lui, ni de venir s’approprier ses ressources naturelles.
Refus de qualifier le régime de Maduro de « dictature »
Face à une nouvelle question sur la nature du régime de Maduro, Mathilde Panot a encore une fois évité le terme. Elle a expliqué : « Je ne veux pas répondre aujourd’hui à cette question, parce que si vous commencez à mettre le doigt sur la qualification du régime, cela justifie et légitime les violations du droit international ».
