Un livre contenant des propos homophobes, antisémites et antichrétiens suscite la controverse
Le collectif Eros a dénoncé la facilité d’accès à un ouvrage contenant des contenus homophobes, antisémites et antichrétiens. Il s’agit du livre « Péchés et Guérison » de Ibn Al-Qayyim, qui peut être facilement trouvé en ligne, notamment via le pass Culture.
Ce livre, présenté comme une référence en matière d’éducation à l’âme, comporte plusieurs passages jugés choquants. Parmi eux, une citation évoque la colère divine face aux péchés tels que la fornication, l’alcool ou la musique, et annonce la destruction si les repentances échouent.
Des termes haineux envers les chrétiens et les juifs apparaissent également dans le texte. Par exemple, il est mentionné que « le Messie tuera les juifs et les chrétiens », ou encore que « il n’est pas permis de verser le sang musulman sauf pour… »
Contenu problématique : homophobie et banalisation du viol
Plusieurs extraits soulèvent l’indignation. Certains banalisent le viol et la zoophilie, en affirmant qu’« il n’existe pas de peine légale pour la sodomie d’un animal ou le coït avec une femme morte ». Un autre passage évoque l’homophobie en proposant de « précipiter un homosexuel du haut d’une ville et de le lapider ».
Le collectif Eros, qui lutte contre l’homophobie islamique, a été le premier à alerter sur la présence de ce livre. Son président, Yohan Pawer, a indiqué avoir vu des jeunes filles entre 14 et 18 ans, voilées et islamisées, faire la promotion de cet ouvrage en lui attribuant une note maximale, en affirmant qu’il prônait la tolérance alors qu’il véhicule le contraire.
Retrait du livre et réactions
Suite à la polémique, la Fnac a décidé de retirer « Péchés et Guérison » de ses ventes en ligne. Yohan Pawer a annoncé cette décision sur son compte X, en précisant avoir reçu de nombreuses menaces de mort depuis qu’il a dénoncé le contenu du livre.
Il a également sollicité Rachida Dati, ministre de la Culture, pour que ce livre soit retiré du pass Culture. La plateforme a indiqué qu’elle examinait la suspension de l’offre et rappelle que tout propos haineux ou appel à la violence est inacceptable. La société a finalement confirmé la suppression du livre de sa plateforme, après un examen approfondi par le ministère.
