Incendie à Crans-Montana : un jeune Français parmi les victimes
En Suisse, la douleur est toujours vive après l’incendie qui a ravagé un établissement de nuit à Crans-Montana. Ce dimanche 4 janvier 2025, la police cantonale a confirmé l’identification de toutes les victimes. Parmi elles, un fait particulièrement bouleversant : le plus jeune mineur décédé était français et n’avait que 14 ans.
Les autorités suisses ont publié un communiqué officiel précisant l’identité des seize dernières victimes. Parmi elles, plusieurs adolescents venus de différents pays européens. Deux jeunes Suissesses de 15 ans, une Italienne de 15 ans, un Italien de 16 ans, une Belge de 17 ans, ainsi que plusieurs ressortissants français. On dénombre notamment une Française de 33 ans, une autre de 26 ans, un Français de 23 ans, un de 20 ans, un adolescent de 17 ans, et le plus jeune, un mineur français de seulement 14 ans. Une autre victime est une jeune fille de 15 ans, détenteur d’une triple nationalité franco-israélo-britannique.
La jeunesse des victimes suscite des questions
La révélation de l’âge de ces victimes a provoqué une onde de choc. Elle soulève des interrogations sur la sécurité et les contrôles à l’entrée de l’établissement. Comment de si jeunes adolescents ont-ils pu se retrouver piégés dans un lieu censé accueillir principalement un public adulte ?
Les enquêtes en cours cherchent à comprendre les circonstances exactes du drame. Sur BFMTV, un ancien employé du bar Le Constellation, Maxime, a témoigné sur les pratiques en vigueur avant l’incendie. Il a évoqué un contrôle de l’âge des clients jugé laxiste.
Il explique que, souvent, les vérifications d’identité étaient faites de manière peu rigoureuse, voire improvisée. “On ne peut pas demander clairement de ne jamais contrôler l’âge mais il y avait du laxisme”, a-t-il déclaré. Selon lui, ces contrôles étaient souvent effectués à la hâte, quand le personnel en avait le temps, notamment lors des soirées très fréquentées.
Une gestion économique au détriment de la sécurité ?
Maxime affirme que ces contrôles représentaient aussi un manque à gagner pour l’établissement. “Ça ferait perdre trop d’argent”, a-t-il avoué. Ces déclarations soulignent la priorité donnée à la rentabilité, parfois au détriment des mesures de sécurité.
Ce témoignage, recueilli après coup, alimente les questions sur la présence de mineurs dans l’établissement le soir du drame. La piste d’un manquement aux règles de sécurité reste au centre des investigations des autorités.
Pendant ce temps, à Crans-Montana, la communauté locale s’est rassemblée pour rendre hommage aux victimes. Une messe a été célébrée ce dimanche matin devant la chapelle du village. Plusieurs centaines de personnes, familles endeuillées, habitants et touristes, ont partagé un moment de silence, témoignant de leur douleur et de leur sidération.
