Bilan de l’incendie à Crans-Montana
Trois jours après le tragique incendie qui a causé la mort de 40 personnes et fait 119 blessés dans un bar à Crans-Montana, en Suisse, l’enquête continue. L’identification des victimes est en cours, et le nombre de blessés parmi les Français s’élève à 23, avec huit personnes toujours portées disparues, selon les autorités suisses.
Victimes et personnes disparues
Un Français de 39 ans figure parmi les victimes décédées, a confirmé dimanche le ministre français des Affaires étrangères. Jusqu’à présent, 23 Français ont été blessés. Huit autres sont toujours considérés comme portés disparus.
Dans la journée du 3 janvier, sept autres personnes ont été transférées dans des hôpitaux en France. Au total, 17 personnes blessées sont actuellement prises en charge dans ces établissements. Les services de l’État travaillent en coordination pour l’accueil des blessés, en lien avec leurs familles et les autorités suisses.
Procédures d’identification
Les autorités cantonales du Valais ont confirmé l’identification de 24 corps, dont 11 mineurs et six étrangers. Parmi eux, deux Italiens de 16 ans, un Roumain de 18 ans, un Turc de 18 ans, ainsi que deux personnes de nationalité française et italienne.
Les corps retrouvés incluent également quatre femmes et six hommes suisses, âgés de 14 à 31 ans. Ces identifications portent à 24 le nombre de victimes confirmées.
Enquête et poursuites
Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar. Ils sont accusés d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence.
Une journée de deuil national a été décrétée en Suisse pour le 9 janvier, en hommage aux victimes. Le président helvétique, Guy Parmelin, a annoncé cette commémoration en collaboration avec les Églises suisses.
Cérémonies et recueillements
Ce dimanche matin, une messe a été organisée à Crans-Montana en hommage aux victimes. Des habitants se sont rassemblés pour rendre hommage lors d’un moment de recueillement, notamment sur les réseaux sociaux où des témoignages et des images montrent la douleur de la communauté.
