
©TERESA SUAREZ/EPA/MAXPPP - epa11565320 French far right party Rassemblement National (RN) leader at the National Assembly Marine Le Pen speaks to the media after a meeting hosted by French president with leaders of the parliamentary groups at Elysee Palace in Paris, France, 26 August 2024. Last Friday, on 23 August, the French President started different consultations with leaders of political groups represented in the National Assembly to appoint a new prime minister after the resignation of Gabriel Attal's government on 16 July. EPA-EFE/TERESA SUAREZ (MaxPPP TagID: maxnewsfrfive768145.jpg) [Photo via MaxPPP]
Depuis sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, Marine Le Pen a promis de tout tenter pour rester dans la course. Le Rassemblement national s’organise : une pétition de soutien circule et un grand meeting est prévu dimanche à Paris. « On ne se laissera pas faire », insiste un député du parti, tandis que Marine Le Pen, toujours combative, affirme : « Il y a un petit chemin, étroit, mais il existe. » Alors, dans quelles circonstances pourrait-elle finalement se présenter en 2027 ? Voici les scénarios envisageables.
1. Une relaxe en appel
Le scénario le plus favorable pour la cheffe du RN serait une décision d’appel en sa faveur. La cour d’appel de Paris, qui a déjà annoncé une procédure rapide, pourrait statuer d’ici l’été 2026. Une relaxe annulerait toute peine d’inéligibilité, laissant Marine Le Pen libre de briguer une quatrième candidature à la présidentielle.
2. Une condamnation réduite
Si l’appel aboutit à une condamnation plus clémente, par exemple une inéligibilité d’un an au lieu de cinq, Marine Le Pen pourrait également participer à l’élection de 2027. Avec une peine débutant le 31 mars 2025, elle aurait purgé son inéligibilité bien avant le scrutin.
3. Un pourvoi en cassation
Dans le cas où la cour d’appel maintiendrait la condamnation initiale, Marine Le Pen pourrait encore se pourvoir en cassation. Ce recours, en matière pénale, est généralement suspensif, ce qui pourrait lui permettre de retrouver son éligibilité. Une décision de la cour de Cassation est attendue en moins d’un an, idéalement avant l’élection. Cependant, des incertitudes juridiques subsistent concernant la nature de la peine et son exécution provisoire.
4. La grâce présidentielle (peu probable)
Enfin, bien que théoriquement possible, une grâce présidentielle de la part d’Emmanuel Macron semble hautement improbable. Ce pouvoir, qui permettrait au président de réduire ou annuler la peine, ne pourrait être envisagé qu’après l’épuisement de tous les recours. Politiquement, un tel geste serait difficilement justifiable, surtout à l’approche d’une élection cruciale.
Marine Le Pen a encore des options sur la table. Que ce soit via une relaxe, une réduction de peine ou un recours en cassation, plusieurs chemins peuvent la ramener dans la course. Toutefois, le temps presse : chacun de ces scénarios dépend d’une procédure judiciaire rapide et favorable. À l’approche de la présidentielle, chaque jour compte.
Article inspiré de 20minutes.fr