
PARIS, FRANCE - JANUARY 18: French President Emmanuel Macron waits to welcome Cambodia's Prime Minister ahead of a meeting at the Elysee on January 18, 2024 in Paris, France. Prime Minister Of Cambodia Hun Mane arrived at the Elysee Palace today to meet with President Macron of France. (Photo by Christian Liewig - Corbis/Getty Images)
Deux jours après la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, Emmanuel Macron a pris la parole lors du Conseil des ministres, ce mercredi 2 avril, pour rappeler les principes fondamentaux de l’État de droit. Le président a insisté sur l’indépendance de la justice, sur la nécessité de protéger les magistrats, et sur l’égalité de tous devant la loi.
La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a précisé le message présidentiel : « Emmanuel Macron a tenu à rappeler que la justice prend ses décisions en toute indépendance et que cette indépendance doit être respectée. Il a également mis l’accent sur les menaces qui ont visé certains magistrats et a souligné qu’il était essentiel de garantir à tous les justiciables un recours équitable. »
Une décision judiciaire qui continue de faire réagir
Lundi, Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat. Cette sanction, si elle est confirmée, empêche pour l’instant la cheffe de file du Rassemblement national de se présenter à la présidentielle de 2027.
Mardi soir, cependant, la justice a évoqué la possibilité d’un nouveau procès en appel, laissant entrevoir une issue qui pourrait permettre à Marine Le Pen de revenir dans la course à l’Élysée. Cette perspective, couplée aux menaces visant les magistrats, a suscité des réactions jusqu’au sommet de l’État.
Un soutien affirmé aux magistrats
François Bayrou, le Premier ministre, a lui aussi pris la parole à plusieurs reprises sur ce sujet. Après avoir confié se sentir « troublé » lundi, il a fermement condamné les menaces qui ont visé la présidente du tribunal ayant rendu la décision. Cette dernière est désormais placée sous protection.
« Les magistrats doivent être protégés dans l’exercice de leurs missions, et il est de notre devoir de leur apporter un soutien inconditionnel », a déclaré François Bayrou à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a également exprimé le souhait que l’ensemble des élus, « quelles que soient leurs convictions politiques », défendent l’intégrité des juges et l’impartialité de leurs décisions.
En rappelant l’importance de ces principes, Emmanuel Macron et son gouvernement cherchent à désamorcer les tensions et à préserver l’indépendance des institutions judiciaires face à une affaire hautement médiatisée.