
Une hausse significative sur les abonnements à l’électricité
C’est une modification fiscale qui ne passera pas inaperçue pour des millions de foyers français. Actuellement, les abonnements à l’électricité bénéficient d’un taux réduit de TVA à 5,5 %, une mesure instaurée pour soulager les ménages face à la flambée des prix de l’énergie. Mais à partir du 1er août prochain, le gouvernement prévoit de ramener cette TVA à son taux normal de 20 %.
Ce changement s’inscrit dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Concrètement, un abonnement mensuel de 12 euros, qui revient aujourd’hui à 12,66 euros toutes taxes comprises, coûtera 14,40 euros après la hausse. Cette modification entraînera donc une augmentation annuelle de près de 21 euros pour des millions de foyers.
Une directive européenne qui alourdit la facture
En parallèle, une directive européenne vient également bouleverser la fiscalité de certains travaux énergétiques. Depuis le 1er mars 2025, les taux réduits de TVA ne s’appliquent plus aux installations de chaudières à gaz ou au fioul. Désormais, ces travaux sont taxés à hauteur de 20 %, contre 5,5 % auparavant.
Cela représente une augmentation notable. Par exemple, des travaux facturés 5 000 euros avec une TVA à 5,5 % passaient à 5 670 euros avec une TVA à 20 %. Cette directive vise à encourager les ménages à opter pour des solutions de chauffage plus respectueuses de l’environnement.
Des exceptions pour les énergies renouvelables
Toutefois, certains équipements conservent des avantages fiscaux. L’installation de chaudières fonctionnant avec des énergies renouvelables – comme la géothermie, l’aérothermie, le bois ou le solaire – reste éligible au taux réduit de 5,5 %, à condition de respecter des critères de performance définis par l’arrêté du 4 décembre 2024. Si ces critères ne sont pas remplis, le taux intermédiaire de 10 % s’applique.
Des répercussions concrètes pour les ménages
Pour de nombreux Français, cette quadruplement de la TVA sur certains services et travaux se traduira par des factures alourdies, notamment dans un contexte où l’inflation énergétique pèse déjà sur le budget des ménages. Que ce soit pour les abonnements à l’électricité ou pour les rénovations liées aux chaudières, ces nouvelles mesures viennent rappeler l’impact concret des décisions fiscales et environnementales sur la vie quotidienne des citoyens.