
Un accord décisif pour l’avenir du permis de conduire
Le Parlement européen et les États membres de l’Union européenne ont conclu un accord historique ce mardi 25 mars : l’introduction du permis de conduire numérique dans l’ensemble des pays membres d’ici 2030. Cet outil dématérialisé, accessible directement depuis un téléphone portable, aura la même valeur légale qu’un permis physique. Il sera valable pour une durée de quinze ans, après quoi il faudra procéder à un renouvellement.
Une transition numérique, mais pas obligatoire
Les conducteurs conserveront toujours la possibilité de demander un permis de conduire physique s’ils le souhaitent. Ce nouveau format numérique vise à simplifier les démarches administratives et à s’adapter à un monde toujours plus connecté. En parallèle, une autre mesure importante a été adoptée : une auto-évaluation médicale ou un dépistage médical sera requis pour obtenir ce permis, marquant ainsi une avancée en matière de sécurité routière.
De nouvelles règles pour les conducteurs novices
Les nouveaux titulaires du permis seront soumis à une période probatoire d’au moins deux ans. Durant cette période, les règles seront plus strictes, notamment en ce qui concerne la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de drogues. Les sanctions encourues seront également renforcées pour ces infractions.
Une double sanction pour les retraits de permis
Autre changement majeur : les restrictions ou interdictions de conduite imposées par un État membre à un conducteur en cas d’infraction grave s’appliqueront désormais dans toute l’Union européenne. En d’autres termes, un retrait de permis dans un pays sera reconnu dans le pays où le permis a été délivré. Cette mesure vise à uniformiser les sanctions et à renforcer la sécurité sur l’ensemble des routes européennes.
Une mesure pour réduire la mortalité sur les routes
En 2024, 19 800 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route à travers l’UE, une baisse de 3 % par rapport à 2023. Avec l’introduction du permis numérique et ces nouvelles règles, l’objectif est clair : améliorer la sécurité routière et responsabiliser les conducteurs. Si la Suède et le Danemark figurent parmi les pays les plus sûrs en matière de trafic, la Bulgarie et la Roumanie affichent encore des chiffres préoccupants. En uniformisant les sanctions et en mettant l’accent sur la prévention, l’UE espère inverser cette tendance et sauver des vies.